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Les producteurs agricoles sont soumis au payement de plusieurs taxes dans les territoires de Beni et de Lubero. Dans les routes de dessertes agricoles comme dans des entrées ainsi qu’à l’intérieur des marchés, les percepteurs des taxes sont commis ça et là Pour franchir des barrières ces pauvres citoyens sont soumis au payement d’une somme allant de 200 à 1000 fc pour avoir un passage libre. Cette situation est souvent vécue lorsque ceux-ci reviennent de leur champ soit lorsqu’ils se rendent dans des marchés pour vendre leurs produits agricoles. A part des barrières parsemer ça et là dans les routes des dessertes agricoles où les passants conducteurs de vélos, motos véhicules voire les piétons sont soumis au payement des frais pour avoir un passage libre. Cette même situation est vécue au niveau de plusieurs entrées aux marchés. L’entrée dans cet espace public de toutes personnes transportant des produits agricoles est conditionnée par le payement d’une quittance instaurée par les chefferies et en cité de Lubero cette taxe due d’étalage est instaurée par le bureau du territoire. Au niveau de LUMOLE : les paysans et paysannes de ce coin du territoire de Lubero ont fait savoir qu’ils sont victimes de plusieurs tracasseries routières et sont soumis au payement de plusieurs taxes. Ils ont cité notamment ; Le marché de Kipese : Les percepteurs de la taxe sur étalage se placent à l’entrée (là, toute personne transportant des biens est sommée au payement de 200 fc ). Dans le cas ou le paysan n’a pas cette somme le percepteur prend une quantité de biens transportés. (taxe instaurée par la chefferie des Baswagha) Si certains payent au niveau de différentes entrée de ce marché, d’autres n’ayant pas payé à cet endroit sont poursuivi jusque dans le marché où ils se sont installés pour exécuté cette obligation. Après payement, les percepteurs remettent une taxe aux assujettis. Taxe de l’hygiène : des personnes qui s’occupent de l’hygiène de ce marché circulent auprès des vendeurs des produits agricoles pour percevoir une quantité des biens vendus en marge de se payer une prime. Les paysannes qui donnent une quantité de leurs produits se trouvent devant cette obligation de donner quoi qu’aucune quittance ne remise après le payement. Sauf que les percepteurs mettent un signe avec le stylon sur la main soit sur le caoutchouc de la personne qui s’acquitte. Dans cette même optique, les paysans et paysannes déplorent les conditions hygiénique surtout au niveau des toilettes. Ils payent régulièrement 100 fc mais pour se rendre aux WC et à la douche. Ce lieu d’aisance est insalubre suite au manque de l’hygiène. Ce qui fait que les gens qui sont au marché préfèrent s’équilibrer chez les voisins du marché. A part ces taxes, les personnes qui se rendent au marché de Kipese payent : -une taxe perçue par un certain KAMBETU. Ce dernier se dit chef coutumier. Il justifie le payement de cette taxe perçue sans quittance par le fait que le marché est sur la terre dont il est chef terrien ; Celui-ci injurie voir buffler les assujettis lors de la recolte des biens. Il arrive même au point de ravir en cas d’une résistance.Un insolite dans la perception dans ce marché, monsieur KYAKWA sourd-muet de son état perçoit de taxe. Des militaires fardc perçoivent également une taxe auprès des agriculteurs. Cette opération parvient à être réalisée par un civil quelque fois accompagné par un militaire en tenue avec une arme à feu. Cet habillement de l’élément de l’ordre frustre certainement les paysans et paysannes. Au marché de Lubero : Perception d’une taxe au niveau des entrées du marché centrale : toutes personnes transportant un fardeau des produits agricoles est sommée au payement de 200 fc avant d’accéder au marché. Dans le cas contraire, on est obligé de laisser aux percepteurs un bien (soulier, couverture bébé) que l’on récupère après le payement de cette somme 200 fc et cela après la vente des produits. Avec l’appui d’Oxfam Solidarité Belgique, la Ligue des organisations des Femmes paysannes du Congo, LOFEPACO met en œuvre le programme d’amélioration des conditions socio-économiques des productrices de maïs, pomme de terre et légumes en Territoires de Beni et Lubero. Ce programme tourne autour de trois grands résultats à savoir la structuration des filières agricoles et la réduction des risques, l’amélioration de la qualité institutionnelle des Organisations membres de la LOFEPACO et le renforcement des capacités de la LOFEPACO et de ses OP membres à mener le plaidoyer. Ce plaidoyer porte sur cinq thématiques à savoir l’accès et la sécurisation foncière, les taxes et les barrières illégales, l’entretien et l’aménagement des routes, la réduction des risques agricoles et le financement agricole. A propos des taxes et barrières, il est clair qu’aucun Etat ne peut être construit sans l’apport de la population à travers les taxes, les impôts, les redevances, etc. Cela étant, en Territoires de Beni et Lubero, un certain nombre de taxes sont perçues, notamment par les services Etatiques. A côté des taxes légales, la question de l’illégalité de certaines perceptions des fonds se pose avec acuité. Les producteurs agricoles perçoivent ces dernières comme étant des taxes illégales. Ceci remet également en cause la légalité de poste de péage route où les fonds sont perçus. C’est dans cette optique que la LOFEPACO mène le plaidoyer en faveur des producteurs agricoles travaille aussi sur la problématique des taxes et barrières. En ce qui concerne le plaidoyer pour la réduction des taxes et barrières illégales, des consultations ont été faites dans les 3 axes du Programme à savoir Kitsombiro, Lukanga et Lisasa. Un rapport conclusif sur cette problématique a été produit. Celui-ci reprend un certain nombre de taxes et des barrières légales et d’autres que nous pouvons juger d’illégales ont été identifiées. Des tracasseries de divers genres, que les « paysans » appellent également des taxes ont été identifiés. La phase actuelle dans ce processus de plaidoyer porte sur l’adoption dudit rapport et déjà la prise en compte de certains changements souhaités par les producteurs assujettis à ces taxes et barrières. Il est question de commencer à influencer les politiques locales bien que des actions de plus grande envergure seront ensuite envisagées. Sé. Communication Lofepaco
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